Vous avez remarqué que le « vintage » est très tendance. Nous subissons la mode du rétro, de la nostalgie du siècle dernier…

L’économie actuelle ne nous permettant plus d’en faire (des économies), nous allons devoir réduire notre train de vie, car se serrer la ceinture sans suivre le régime (politique) nous conduirait à des débordements…

Comme les idées se tarissent plus vite que les puits de pétrole, on va commencer par limiter notre vitesse à 115 Kms/heure pour réduire notre consommation de carburant. Nous continuerons pour éviter d’utiliser trop d’eau : une douche par semaine comme au bon vieux temps des commodités sur le palier.

Les voisins et la famille se réuniront autour d’une soupe chaude et tellement populaire, pour ensuite se raconter des histoires, parler de tout et de rien, un peu comme les blogs qui seront restreints selon les quelques kilowatts qui nous seront alloués.

De fil en aiguilles nous tricoterons nous-mêmes nos pulls, nos chaussettes pour passer nos soirées et surtout nous garantir des hivers rigoureux Finies les ballades à poil de la salle de bain au salon, quand on se les gèle sérieux, on fait moins le malin à jouer les « cools » et les libérés.

Justement en parlant de poils, il sera de bon ton de se laisser pousser les cheveux, moustaches et autres pilosités qui nous tiendront chaud. Toutes les filles auront des jambes de biches… pas pour la finesse mais pour les poils !

Les enfants n’iront pas trop à l’école, les ministres successifs ayant été réformés, les budgets devenus plus minces qu’un top model, une ordonnance a fait table rase du savoir et de l’intelligence, afin de pouvoir gouverner en toute tranquillité.

La créativité résistera parfois à ce nivellement social et financier, il y aura bien un Monsieur Lascaut qui peindra quelques bisons futés sur les murs des caves des H.L.M., quelques jeunes gens en quête de succès immédiat qui feront des reprises de chansons d’antan (ainsi qu’à leurs pantalons), et danseront la Carmagnole (devant le buffet).

Côté santé, il faudra aller voir le gourou du village, le gourou de famille, celui que l’on doit prendre à vie, sous peine de devoir verser une pénalité à l’I.S. (l’Insécurité Sociale).

Je ne pense pas qu’en revenant en arrière, on puisse réécrire l’histoire autrement… Il va de soi que si nous revenions à l’état primitif, nous commencerions par nous battre pour occuper la plus belle grotte, pour avoir le plus beau bétail, pour être le plus près du chef de la tribu. Et puis viendra le jour où il y aura un jour un couillon qui se mettra à construire un engin qui roule, qui chauffe, qui lave… sans penser un instant à la couche d’ozone, à l’énergie consommée….

Je m’arrête là, j’ai peur de régresser !