Sous l’ombre imaginaire du plus vieil arbre du monde âgé de 9550 ans ; mes vœux et prières vont à toute la Création, du minuscule humain au plus petit ver de terre... Et encore  plus de gestes bienveillants pour préserver et sauver notre planète Terre qui nous porte et nous  nourrit.

Comme le répète souvent une grande écologiste française, « on ne pourra pas échanger notre planète, pour la simple raison qu’on en n’a pas une autre ».

 

Pour cette période de fin de jeune où cousins et cousines à « plaisanterie » s’offrent mutuellement le nguuji (présents), permettez-moi de l’illustrer par quelques plaisanteries envers certains de mes denndi.

 Cette fête est l’occasion pour les enfants des oncles censés être les « nobles » des enfants de leurs tantes, présumés être leurs serviteurs, (tiens en voilà encore une coutume sexiste !), d’échanger corvées et  petits cadeaux symboliques.

 

J’espère que l’écho de ma voix traversera océan et désert, et sera perçue du côté de Tunis dans une institution qui brasse l’argent pour le développement de l’Afrique. (Bien ciblé non !)… Là-bas, je « salue » parmi les fonctionnaires internationaux avec un certain intérêt (bien sûr) mon cousin, M.Dem.

Par ailleurs, je remercie cet autre cousin que ses voisins nomment "le pharmacien des Muraux", de ne pas avoir exigé l’année dernière que je lui lave les pieds avant de s’acquitter de son devoir symbolique de dendi… comme l’exige, mon jeune cousin berger qui ne manque pas d’air, car il tient  à ce que je me déplace de Paris pour venir laver ses moutons au Sénégal. C’est la condition de Dj.Dem pour me donner mon nguuji.

Je resalue deux de mes cousines de la banlieue parisienne qui opposent toujours un sourire à mes rares demandes de nguuji. Est-ce de bonnes « momana « (espiègle), ou veulent-elles me signifier « ko dam alla adi dam dendé).  (L’eau du bon Dieu a précédé l’eau du melon.). Ce en quoi  elles ont raison.

 

Tout cela en attendant  qu’à mon tour,  que de la colline Singiri, la voix de mon cousin Kermel Dem me rappelle que je dois aussi m’acquitter de mon « nguuji » envers lui.

 

***Rappelons que c’est aussi l’occasion pour les sœurs et cousines  de demander aux épouses de leurs frères et cousins le  « calminirdi » .

 

Moi, je préfère de loin le nguuji, beaucoup plus sympathique !

 

Njuulee mo wuuri !

 

Safi Ba

 

 

 

Ce jour, les visites furent nombreuses et surtout spontanées.

Et dire que dès le matin,  un coup de fil d’une proche dont les « lions » ne supportent pas  les jours où la masse se concentre dans la joie et la bonne humeur, faillit ternir cette journée dite de paix et de pardon.

La surprise créée par la visite d’une comtesse d'appartement (dont ce n’est ni la confession, ni la coutume,) nous fit certainement pardonner et comprendre celle dont le « malheur » allait  déranger notre bonheur.