Un Montesquieu des sables ( 1)
vendredi 18 mai 2007 :: Mauritanie :: Alerter la modération
Les carnets de route du haratine, du wolof, du soninké et du maure....

Ne manquez pas ces 3 carnets... Celui du haratin qui décrit son lieu de naissance "balayé par de terribles vents de sable et où l’été on peut cuire un pigeon en l’exposant sous le soleil", est le plus poignant.
1) CARNET DE ROUTE D'UN HARATIN
Je naquis à Zoueirat anciennement Fort-Gouraud à l’extrême nord de la Mauritanie. Une région aride en plein cœur du Sahara balayée par de terribles vents de sable et où l’été on peut cuire un pigeon en l’exposant sous le soleil. Cette région qui en principe vouée à l’oubli eu la chance de fournir à la Mauritanie une ressource qui fit oubliée sa sévérité géographique.
Suis-je réellement d’ici ? J’ai ouï dire un jour par la vieille Mbarka que je viens de loin. Du sud de ce sud victime jadis des rapts de mes anciens maîtres, enfin des maîtres de mes parents car je suis né libre même si les anciens maîtres peinent à l’accepter. Ils ne manquent aucune occasion à me rappeler que je suis leur et leur droit sur moi est absolu. Tant bien que j’habite plus dans la région et suis descendu à Nouakchott, je reçois de tant à autre par n’importe quel moyen un signe d’eux me disant : LAH TENSS ANAK ABD MOUKHZIH (N’oublie pas que tu es un vil esclave).
D’après mes souvenirs il me semble avoir entendu mon défunt vieux affirmer s’être affranchit en s’achetant mais bon l’acte de s’affranchir ne pèsent pas devant l’origine sacrée de la tutelle qu’évoquent ses anciens maîtres. J’ai mal à l’idée que ces paroles puissent parvenir aux oreilles de mes enfants.
Qu’ils soient freiner dans leur élan de jeunes aspirant à surpasser les parents. Tout en leur expliquant que leur grand parent furent des esclaves pour ne pas vivre le complexe d’infériorité qui m’a hanté des années durant, je crains toujours le moment où leur petite sensibilité serait mise à rude épreuve par des déclarations intempestives des anciens maîtres à la sortie de l’école. Mais bon l’Histoire est la pluie qui quand elle tombe mouille tout le monde.
J’aurai pu être Wolof, Halpulaar, Soninke, Bambara comme j’aurai pu naitre à Khabou, à Wollom ou à Keur-Mour. Et pourquoi pas au Mali ou au Sénégal ? Au Mali très probablement au Sénégal certainement pas. Les razzias maure ne traversaient pas le fleuve car les maure ont une peur bleue de l’eau. Et puis je les vois mal les connaissant, confectionner des pirogues ou même une pagaie pour dompter le fleuve de bestioles inconnues dans leur environnement.
Je suis ce que je suis même si je fus victime de l’histoire. Aujourd’hui je me sens libre dans mon pays et demande à vivre sereinement avec toutes ses composantes. Je sens de la méfiance chez mes compatriotes Halpuular, Soninké et Wolof mais surtout chez les Pulaar. Je sens une grande considération et un profond respect chez les maures mais celui-ci s’écroule dés que j’ambitionne une action judicieuse ou que je tente de m’émanciper.
Le Halpulaar m’accuse à juste titre d’ailleurs d’être l’exécuteur des tueries de 1989 planifiées par le désormais anonyme Gabriel Semper et ordonnées par Taya. Ils m’accusent d’avoir torturé dans les bagnes de Walata, de Jreida, d’Inal d’éminentes personnalités de leur communauté. Ce qui a valu l’arrestation à Montpellier de mon cousin hartani le commandant Ely Would Dah. Ils m’accusent de jouer les gros bras du Maures et que si le Maure tient de la sorte la Mauritanie c’est qu’ils sait pouvoir compter sur moi en cas de besoin.
Il m’accusent de faire bloc avec le Maure, à juste titre là aussi et de m’identifié à lui en me reniant moi-même. Il me qualifie de Hardani un mot péjoratif que j’ai appris à le dompter. Enfin je sens cette haine et tente de la sublimée. Que dois-je faire pour qu’il m’accepte sans arrières pensées ? Le Soninké n’a pas cette haine à mon égard au pire ils m’ignorent et avec le Wolof les choses se sont réglées et y’a des liens forts entre nous depuis.
Face à ce dilemme existentiel je tente de vivre et de comprendre ce qui m’est arrivé et ce qui m’arrive. J’espère un jour ne plus être cataloguer. J’aimerai tellement que le Halpulaar me voit comme un partenaire, un frère et pourquoi pas un parent perdu, pour célébrer les retrouvailles. Qu’il n’est plus ce dégout de dire dés que je lui tourne le dos : « OKO HARDANI ». Que le Maure accepte m’a liberté bien qu’il m’aie façonné à son image me donnant sa langue, sa culture. Qu’il m’accepte comme un voisin. Il le sais mieux que quiconque que je suis incapable d’avoir de rancunes. Et qu’il sache que je serai fraternellement à ses cotés.
Le passé est lourd rejeter par les uns soumis par les autres, il s’entête et me colle à la peau. J’assume pleinement ma négritude, ma hartanitude , ma culture arabo-berbère et bédouine finalement. Cependant j’ai envie d’être mauritanien simplement et ne plus être d’un coté ABD et de l’autre HARDANI MO ARDANI. J’ai juste envie de vivre en phase avec mes frères dans le respect et la complémentarité.
Il est venu le temps pour moi de me jeter corps et âme dans l’arène et de tendre la main à qui en voudra. Le Hartani que je suis doit s’affirmer et occuper entièrement sa place dans la société. Revitaliser cette composante essentielle de la nation mauritanienne. Une composante affranchie de toute considération sociale. Nous somme une communauté dont l’origine est la même, l’esclavage.
A la différence d’autres communautés marqués par le système de caste ; nobles, esclave, forgeron, griot . Notre base est la même aucun flou historique nous sommes le fruit de l’esclavage. Il est tant pour nous de vivre comme des citoyens normaux. Aspirants à devenir président et pas condamné être MOULEH LEHMAR ou MOULE HAMAR.(Propriétaire des ânes)
Pourquoi y’a t-il plus d’analphabètes chez nous, plus de chômeurs chez nous, plus de délinquants chez nous, plus de mendiants chez, plus de pauvres chez nous, plus de prisonniers de droits communs chez nous, plus de dockers chez nous, plus de…….. ? Quelqu’un peut-il m’expliquer ? Peut être sommes nous plus nombreux ? Ou sommes nous allaités de laits d’âne comme le disent ceux qui nous exécrés ?
Je sais que nous sommes une force, une énorme force, une force qui peut se révéler terrible. Il m’arrive des moments d’avoir juste envie de vivre sereinement. Le Haratine doit se ressaisir et prendre sa part énorme dans cette Mauritanie qui lui à tout pris. Cet homme qui a tant subi, cet homme meurtri ne vous veut aucun mal. Dois-je trouver seul ma route ou m’associer à mes frères pour avancer ensemble ? Seront t-ils oublier que je fus instrumentalisé et drogué pour les exterminer ? Où continuer à vivre là où je suis réduit à faire paître les bovins, les camelins et les caprins ?
Le hartani, le Abd, le Kheyri (le bleu) le Hardani, le negro, l’ancien esclave ne doit pas s’apitoyer sur son sort, il doit au contraire en faire une force énorme qui peut s’avérer terrible quand cela est nécessaire. Il n’ y’a pas de Hartani du nord, de l’est, de l’ouest ou du sud. Il n’y’a que des hommes unis par le drame de l’esclave à qui les conditions de vie malheureuses doivent faire réfléchir. Il est tant que le Hartani rentre de plein pied dans l’enclos de l’ambition, de la réussite et de la consécration. Faire bouger la pendule d’une heure malheur et de déchéance vers celle d’une heure de bonheur et de gloire. Faire bloc pour peser dans la pyramide social où le Hartani est au bas de l’echelle. Les maux continuent de frapper le Hartani comme jadis.
L’esclavage persiste dans la conscience en ce moment des rafles d’enfants, des torture de vieilles femmes hartaniyatt dans les Badiya et j’en passe sont le lot quotidien de cette communauté. L’éradication des maux de la communauté requiert un bloc homogène et pas l’action isolée d’une association. Peut être nous manque t-il un homme pour canaliser tout cela ? Il y’a une faiblesse morale chez l’élite Haratine dont les conséquences sont désastreuses. Dés qu’un hartani accède à une grande responsabilité, il se coupe de sa communauté et se tourne vers les Maures pour protéger sa place ! Désormais il devient plus Arabe que les Arabes, plus Berbère que les Berbères !
Du temps où il était ministre, premier ministre il y’avait 3 hartanis Boy chez Sgair Ould Mbarek en dehors de sa femme, de ses enfants et sa sœur qui à un ascendant moral sur lui. Tous les autres visiteurs étaient des Maures blancs, ses anciens maîtres qui lui ont même donné lui esclave des esclaves !!!! Honteux. Brusquement Sgair passait du statut d’ancien possédé à celui de possédant. Il n’avait plus besoin de cette masse d’où lui venait la légitimité aux yeux de Taya. Pourtant dés que Taya le mettait à la porte il n’hésitait pas à aller jouer du TEHYAMEUTT (jeu de dame avec des bâtonnets et des bouses de chameau) sous les arbres du Marché Capitale.
Boydiel quoi que de loin plus respectable que Sgair se laissait aller souvent à ces errements de perdition. Mais doter d’un caractère extrêmement fort il se ressaisissait presto et prenait les devants. Il ne se laissa jamais marcher sur les pieds. Il est le seul mauritanien qu’admirait Ould Taya (Peut que Taya écrira un jour ses mémoires et confirmera). Par deux fois il poussa l’audace devant un Taya habitué à voir les hommes ramper. Premier fait d’arme congrès du PRDS à l’ancienne maison des jeunes où il gifla Ould Mougeyeh alors secrétaire général du parti à la suite d’une altercation verbale. Tout ceci sous les yeux de Taya.
Une autre fois c’est avec Ould Lekwar le puissant chef de l’ex marine national qui lors d’une visite de Taya dans le Trarza à Keur Macene suggéra que le dictateur passe la nuit dans son château, ce à quoi Boydiel répliqua par un Niet catégorique. Il affirma là aussi devant un Taya ébahit que les militaires n’avaient rien à foutre dans la visite politique. Malgré cette poigne ses actions sont piteuses pour sa communauté. Il y’a aussi Ould Boylil le Bulldozer de Kiffa. A coup de Bulldozers (GRADER WALA SAMBA TALLI) ce gouverneur fut de la ville de Kiffa un model dans l’assainissement territorial. Lui aussi avait les faveurs de Taya. Il ne revenait voir les siens que lors d’élections. Tous ces Hratines une fois parvenus au sommet jettent à peine un coup d’œil aux misères de leur communauté.
J’espère de tout mon cœur que Messoud Would Boulkheir me démentira d’un démenti cinglant. Il m’arrive d’avoir envie d’avoir tors. Le combat qu’il a mené pas d’ailleurs que pour les Haratines l’absout de toute soumission aveugle. EJ’JEB NI Messoud (Etonne moi Messoud). J’en doute fort te voyant la semaine dernière dans les locaux de ton nouveau palais en grande discussion avec des hommes qui te considèrent ABD, ILEUL ANE (Jusqu’à present). Bien sûr que le pardon est indispensable pour une nation mais pourvu que l’autre parties soit disposer à revoir ses notes. Fait moi regretter ce pessimisme qui m’habite depuis que j’ai vu le jour dans la corvée de la servitude. Je suis fatigué de mourir et pas peur de vivre.
CARNET DE ROUTE D'UN WOLOF

Mes amis ont pris l’habitude de m’appeler l’araignée. Cet animal de l’embranchement des arachnides qui ne demande qu’à tisser sa toile et vivre de la providence d’une mouche qui viendrait s’y enrouler. A la différence des rats qui s’attaquent à toute la maisonnée obstruant les murs et des cafards qui la nuit venue sortent des sanitaires pour souiller de leurs pates tartinée d’excréments le patrimoine de la maisonnée, du haut des cloisons l’araignée vit effacer de ce viol ignoble.
Cette boutade imagée m’a toujours fait réfléchir à ma place dans cette Mauritanie livrée à un combat infernal. Loin de moi l’idée de distribuer des notes à mes frères Maure, Pulaar, Soninké ou autres mais j’observe amuser cette compétition où le Maure et le Pulaar joue la finale.
Pourquoi m’ont t-ils appeler l’araignée ? Cet créature effacée loin des turbulences quotidiennes quoi que redoutable. Je pense tenir une explication. Je suis issu d’une communauté discrète de mon pays, qui à toujours manifestée profil bas dans l’épreuve.
Pourtant un des nôtres joua un rôle de premier plan et porta sur ses épaules un moment le destin de la Mauritanie. Sidi El Moktar Ndiaye qui fut le trait d’union entre ma communauté et mes frères maures. Suite à des problèmes politiques celui-ci laissa tout tomber pour prendre une retraite tranquille à Saint-Louis au Sénégal. Le désistement de Ndiaye d’une politique hard freina l’élan de ma communauté car il portait l’espérance et l’espoir pour nous. Et la similitude culturelle avec nos voisins du sud servit d’arme à nos détracteurs en position de force pour définitivement broyer nos velléités à l’ambition.
Dans cette Mauritanie naissante où l’arme de la politique est utilisée à des fins dominatrices nous accusâmes le coup. Depuis notre histoire fut associée au Sénégal par les mauvaises langues. L’adversaire de Ndiaye qui désormais était le président de la Mauritanie ne prit jamais compte du fait Wolof dans l’édification de la nouvelle Mauritanie. Il nous fut rapprocher même le fait que Senghor fut députe de la Mauritanie à l’assemblée nationale constituante en 1944 ! Se sentant exclus mes aïeuls préfèrent cultiver leur jardin et vivre des dons de la mer. Méfiants aux soubresauts d’une politique volcanique nous nous devions de s’éloigner des fournaises d’un gouffre infesté de crabes. Suis-je vraiment l’araignée ?
Malgré une résignation qui à la longue devint une sagesse nous fument rattrapés par l’histoire et happés dans le rouleau compresseur des évènements sanglants avec le Sénégal dont nous fûmes toujours associes. L’occasion était belle pour nous enfoncé de plus. Je revois encore Cheikh ce Méphistophélès commissaire de police qui régna sur Rosso. Pour lui Rosso était divisée entre Hartani et sénégalais. Des centaines de compatriotes se sont retrouvés de l’autre coté pour avoir écouter Youssou Ndour ou Oumar Pène ! On nous imposait un embargo culturel. Il fallait pour nous s’éloigner de tout ce qui pouvait rappeler la culture Wolof comme si nous avions choisis d’être Wolof.
Cette politique que nous cherchions à fuir de toutes nos forces s’abattait sur nous comme le déluge qui emporta Sodome. Nos villes furent vidées et nos villages transformés en bases militaires. Je revois encore ces instructeurs irakiens, palestiniens paradant Kalachnikov à la main venus donner un coup de grâce à l’action déjà périlleuse de l’armée nationale. J’ai envie d’incriminer personnes peut être que c’est ma propension à la paix et à l’effacement qui s’exprime.
Je viens d’un village à l’embouchure du fleuve Sénégal dont l’activité principale est la pêche. L’anonymat de Ndiago est le reflet de ses habitants qui aspirent à rester en dehors de toute chausse-trapes. Et Dieu sait qu’on en a vu de chausse-trapes dans cette Mauritanie où nous avons toujours voulus nous épanouir discrètement. Cette Mauritanie qui ne nous a jamais tendue la main. Devrions nous, nous battre pour l’avoir ?
Certainement pas. L’existence d’une nation requiert l’acceptation de quelques sacrifices. Même si par les temps qui courent le sacrifice en Mauritanie tourne à l’anéantissement. Dois-je comme mes frères Pulaar jouer dur jusqu’à arriver en finale et pourquoi pas l’emporter si d’autres fils de ce pays ont su l’emporter ? Je pense que ce serait bruler des étapes pour moi et ma communauté défavorisé numériquement. En un certain moment les intellectuels Wolof furent allégeance à Deyna Sow l’ex maire dictateur de Rosso qui qualifiait ses opposants de sénégalais. Il tourna en dérision la communauté Wolof. J’espère que cette erreur ne se répétera plus.
Malgré un retard lors du coup d’envoi de la Mauritanie indépendante certains membres de la communauté se battent vaillamment. A leur manière certes mais ils se battent même si la consécration n’a toujours pas été au rendez-vous. Je pense à Niang Nderi qui se donne corps et âme pour l’université de Nouakchott mais n’arrive toujours pas à être doyen. Pourtant il en a vu des doyens passés ! Peut être n’a-t-il pas quelqu’un derrière pour l’applaudir dans ce pays où le mérite et le talent sont hypothéquées par les applaudissements.
A Mbacke Fall qui fut député-guewel (Député griot) sous Taya et professeur de relations internationales radin en correction des devoirs. Fatah Gueye la poupée de Deyna qui fut député de Rosso. Yerim Fassa, l’actuel maire de Rosso qui fut le porte drapeau de la communauté. Il fut plusieurs fois mis aux arrêts de rigueur par Moulaye Ould Boukhreiss l’ancien chef d’état major et représentant du Polisario en Mauritanie parce qu’il prônait plus de justice au sein de la grande muette qui refuse d’être muette en Mauritanie. Le cardiologue qui remit en marche tant de cœurs fatigués de résignations.
Je ne verserai pas de l’armes vue la situation actuelle de mon pays. Je constate une énorme déchirure qui demande un élan vigoureux de la part de tous ceux qui aiment la Mauritanie. Il faut que certains sachent qu’on ne peut pas tout avoir et d’autres qu’on ne peut pas tout perdre. Je conjure mes frères Maures à accepter l’idée d’une nouvelle Mauritanie comme ils ont accepté celle d’une Mauritanie démocratique.
J’irai pas jusqu’à dire comme mon frère pulaar Hamath, qu’ils sont obligés mais je pense qu’ils seront comprendre. Comprendre enfin le désir de toute une nation qui veut vivre enfin main dans la mains. Il est tant qu’on sorte de la logique de confrontation qui nous a tant mis à terre. Je suis sûr que nous pouvons y parvenir. Le Wolof à besoin du Hartani, le Poulaar du Maure, le Soninké du Hartani et vice versa.
Le potentiel de la Mauritanie est immense et nous y avons droit tous ensemble. Le particularisme engendre le pouvoir absolu, le tribalisme, le régionalisme et le racisme pour le cas de la Mauritanie. Je mesure sincèrement le cri de cœur du frère Hartani dans son carnet de route que j’ai pu lire en attendant celui des autres frères comme ils l’ont annoncé. J’ose espérer que le désir sera le même. Un peuple désormais uni. Une Mauritanie où Mouhamed où Demba où Madické où Diango seront associés pour faire triompher la voix de la Mauritanie.
Je demande pardon à tous ceux que j’ai pu offenser dans mes propos. Vive la démocratie vive la Mauritanie unie.
CARNET DE ROUTE D'UN d'UN SONINKE
Je me devais de remplir moi aussi mon carnet comme l’on fait les autres frères. Je pense que cela est nécessaire pour un pays qui aspire à vivre enfin dans une structure homogène.
Je pense que cette sorte de confessions intimes permet à chacun de comprendre la position de l’autre et pour une fois de pouvoir entamer un dialogue à bâtons rompus. D’autant plus que nous fûmes privés de conférence nationale lors de l’avènement de la démocratie.
Il est donc essentiel de se livrer à cet exercice de conscience. Bien sûr un seul Maure, un seul Wolof, un seul Soninké, un seul Hartani ou un seul Pulaar ne peut répondre au nom de sa communauté mais au moins un échantillon se dégage. Le rapprochement des peuples suppose un exorcisme réciproque.
La composante Soninké d’où je suis est traditionnellement localisée dans le Gorgol et le Guidimakha. Mais de nos jours on entend la langue soninké à l’est de la Mauritanie, Aioun et Nèma. D’où suis-je ? De Kaédi une bourgade à 400 ou 450 km de Nouakchott. Comme le laisse voir le principe de ces récits, il faut porter la réflexion sur sa propre communauté et sur les rapports de celle-ci avec la politique par extension avec les autres communautés.
La première manifestation organisationnelle connue de la société Soninké se situe à l’empire du Wagadou connu sous le nom de l’empire du Ghana. Cet Etat s’étendait sur un territoire qui englobe aujourd’hui la Mauritanie, le Sénégal et le Mali. Ce qui expliquerait la présence des Soninkés dans ces trois pays. Face aux défis énormes d’un monde en profonde mutation la société soninké subie à l’instar des autres sociétés de profondes mutations.
L’handicape de la société soninké est de restée conservatrice dans un environnement mû par des exigences d’ouvertures à l’autre. Notre société s’est trop repliée sur elle jusqu’à passer inaperçue dans une Mauritanie où elle doit occuper une place prépondérante. La naissance de la Mauritanie fut marquée par une éminente personnalité Soninké Youssouf Koita qui joua un rôle de premier plan pour la Mauritanie et pour sa ville Kaédi.
Ce grand intellectuel de la communauté soninké et de la Mauritanie œuvra pour l’édification d’une Mauritanie juste. Il disparut mystérieusement d’une crise cardiaque dans un hôtel en Espagne. Ce qui est sûr est qu’il disparut au moment où Daddah amorçait l’arabisation total et chaotique de la Mauritanie. Etant un frein à la stratégie de Daddah, Youssouf Koita était gênant pour le système d’autant plus il comptait comme ami Habib Bourguiba, Ngarta Tombalbaye, Sékou Touré entre autre. Avec sa disparation les Soninké perdirent un poids lourd.
Depuis la disparition de Youssouf Koita l’élite soninké ne joua aucun rôle important. Se cantonnant à représenter la caisse de résonnance des différents régimes. L’élite soninké qui déambule dans le paysage politique mauritanien ne représente pas la communauté, du tout. Elle cultive un culte de la personnalité au profit de leur seul besoin et pas de leur communauté. Toute les personnalités soninké du moment joue dans le camp des gagnants en oubliant le leur. C’est pour la plus part des hommes à des années lumières de la société soninké.
Tidjane Koita divisa les soninké avec la politique pendulaire à la Lionel Jospin qu’il nous fût subir. Un coup je suis dans l’opposition à Taya un coup je suis avec AC pour finalement mijoter son pitoyable UNDD. Quoi que plus sage les actions de Moussa Diagana sont dérisoires il ne descendait à Kaédi que lors des fausses consultations électorales de Taya. Il y eut aussi Cheibou Diagana rien de spécial. Il était plus occupé à cultiver ses relations avec Djibril Ould Abdallah (Gabriel Semper) ancien président bis de la Mauritanie responsable des événements avec le Sénégal.
Du coté de mes frères du Guidimakha rien de reluisant. Ils furent séquestres entre les ambitions personnelles d’un Camara Ali Gueladio, d’un Soumarè Oumar, d’un Sidney Sokhna et j’en passe. Je ne m’attarderai sur ce problème car récemment il fut décortiqué sur la toile. Il est nécessaire néanmoins de souligner l’action néfaste d’un Sidney Sokhna ancien conseiller en habillement de Taya sur une jeunesse dynamique de Selibaby. Il est tant que la jeunesse soninké boute ces dinosaures qui refusent de disparaitre comme leur espèce disparue depuis 1000 ans.
La jeune soninké ne doit plus prêter oreille à ces caducs. La jeunesse soninké est dynamique et plein de ressource. En plus des problèmes politiques, je pense que nous devons dépasser des problèmes plus profonds pour pallier au sectarisme qui sévit dans notre société. Pour que des cas comme celui de Timera Boubou ne soit plus la honte de la société. Un exemple brandit à tout va.
Comme toute la communauté négro-mauritanienne nous fûmes victime de l’injustice des pouvoirs en place. L’essence de la politique de Taya fut d’anéantir la peau noire naturellement nous étions concernés. Le système de blocage entreprit par l’idéologie tayaiste a servi à nourrir toutes les haines intercommunautaires qui ont permis la domination des uns et la soumission des autres. Il serait judicieux de revoir la copie de cette nouvelle Mauritanie. Cette Mauritanie où la chance tourne d’un seul coté. Il faut liquider les vestiges du passé par un profond remaniement de la mentalité. Ce qui implique un lâchage de lest.
Il est temps pour cette pauvre Mauritanie que les choses changent. Qu’elle arrive à intégrer tous les fils de ce pays. Il faut que les mauritaniens aient en tête l’idée qu’ils sont condamné à vivre ensemble, à se supporter. La domination ne peut jamais être un investissement à la long terme. Cette unique terre de Mauritanie est la notre et il faut que chacun y soit traité avec les honneurs. Ayons pitiés de nous même de nos enfants. A force de vivre dans le mal celui-ci se banalise et la banalisation des injustices est signe de la fin d’une nation.
Il est inadmissible que Peulh, Maure, Soninké, Hartani, Wolof soyons ami hors de la Mauritanie et des ennemis en Mauritanie ! Nous vivons tous hors de la Mauritanie dans une ambiance cordiale et fraternelle. Je suis triste de constater que j’ai vécu 30 ans en Mauritanie et j’ai jamais pu avoir un ami Maure.
Le premier Maure qui allait devenir plus qu’un ami on s’est connu à Frankfort. Pourtant durant tout mon cursus scolaire en Mauritanie, primaire, collège, lycée et université il y eut toujours des Maures ! Il est tant d’arrêter de se regarder en chien de faïence et se dire que nous amorçons un cap essentiel qui nous engage tous. Je suis très déçu de constater que le frère Maure remet ca une fois de plus dans son carnet. Je tiens à rappeler qu’aucune communauté n’est parfaite. Nous avons tous nos linges sales.
La Mauritanie a besoin que tous nous puissions apporter notre contribution pour la dressée au rand d’une grande nation. Il est tant pour les mauritaniens de raisonner en terme de compétitivité car le monde l’exige. Le Maroc est au stade de développement. Il investit. Dans toutes les grandes compagnies aériennes africaines le Maroc est actionnaire principal.
La Tunisie meilleure économie en Afrique dans tous les secteurs. Le Sénégal est en chantier et les investisseurs se bousculent. Le Mali pays dénude de ressource dépasse désormais la Mauritanie. Je pense que le principal combat se situe là. Que le frère Maure sache que la situation actuelle de la Mauritanie doit irrémédiablement changer. Il est normal de vouloir s’enrichir chez soi et de vouloir travailler et vivre décemment.
CARNET DE ROUTE D'UN MAURE (Biyani)

Quand l’heure de vérité sonne, il faut tout déballer pour que chacun sache ce que vaut son frère. La Mauritanie à trop gardée les patates pourries. Il est tant pour nous de déblayer nos trottoirs jonchés d’hypocrisies, de jalousies, de haines.
Dois-je parler de vertiges du succès, comme le disait Lénine au summum du pouvoir bolchevique ? Où préférer celle où il affirme que le monde capitaliste est tellement stupide qu’il nous vendra la corde avec laquelle nous allons le pendre ?
Il est évident que quelque chose se passe en Mauritanie, une chose qui en fait n’est que la répétition hélas de l’histoire. Mes frères Halpulaar ont encore une occasion de rentrer dans l’histoire de la Mauritanie par la grande porte. Arrêter de se sentir exclus ou de s’exclure comme ils font depuis des lustres. Pourvu qu’ils la saisissent cette chance. A vouloir trop demander les doléances deviennent de la tautologie et le disque se raye.
Je suis très déçu de constater que depuis l’indépendance de la Mauritanie mes frères Halpulaar pleurnichent. Pourtant cette independance était la leur et l’on perdue à cause de leur querelle. Il est arrivé un stade où l’on se demande s’il n’y’a que des Halpulaar en Mauritanie.
Si aujourd’hui le Halpulaar pleurniche encore il ne faut point oublier qu’ils sont responsables de tout ce qui leur arrive. Ils ont vendu la corde avec laquelle il furent pendus. Le malheur des Halpulaar est dû aux traitrises de leur élite qui venait sous la tente du Maure dénoncer leur propres frères !
Dans l’exercice de mes fonctions je me rappelle de cette confidence de Taya qui dit long sur mes sentiments : « J’ai réussi ne ce reste qu’une fois à réunir chaque communauté autour d’une question ; les Hratines, les Maures, les Soninkés, les Wolofs. J’ai jamais pu réunir les Halpulaar autour d’un projet. A chaque fois que Dieng Boubou Farba acceptait un truc, une heure après Bâ Sileye téléphonait pour dire que les autres Halpulaar ne sont pas d’accord. Je comprends pas ! De toutes les façons avec ces gens là j’ai jamais rien pu comprendre. »
Le malheur des Halpulaar est de se détester entre eux. Moctar Ould Daddah rencontra les mêmes problèmes avec Halpulaar en 1966. Plus prêt de nous au Sénégal Léopold Sedar Senghor eut les mêmes problèmes avec la communauté Halpulaar incarnée par Mamadou Dia qui voulu le trahir. Il brisa sa communauté qui était forcée de se wolofiser pour intégrer la société sénégalaise.
La région de Fouta au Sénégal n’eut sa préfecture qu’avec l’avènement de Wade pour récompenser le défunt Tidjane Anne (Chroniqueur à la voix du nord de Saint-Louis) !
Pendant 40 ans le Fouta (Matam, Bakel, Wouro-Sogui…) coté sénégalais fut sous tutelle de Saint-Louis les Wolofs !!! Aucune administration, aucune infrastructure. Pour le moindre papiers ces Foutanké devaient se déplacer jusqu’à Saint-Louis. Sékou Toure disait que le Peulh est un serpent à qui il faut couper la tête. J’irai pas jusqu’à penser comme lui. Heureusement que Taya n’était pas comme Sékou Touré et heureusement pour la Mauritanie.
Je ne suis nullement un anti Halpulaar au contraire. Malgré la haine viscérale du frère Halpulaar à mon égard je sais que le Halpulaar est un composant de mon pays et la Mauritanie a besoin de tous les talents. Voyez vous malgré ma position dominante sur le Halpulaar en Mauritanie je suis capable de lui tendre la main et de câliner avec lui.
Cependant comprenez mon agacement. La Mauritanie ne peut pas continuer dans un antagonisme Maure Halpulaar qui hypothèque toute la Mauritanie et ses autres composantes. La Mauritanie vaut mieux que le Halpulaar et le Maure. La Mauritanie est indispensable pour nous et nous nous ne somme pas indispensable à la Mauritanie. Si on n’arrive pas à se calmer faudra qu’on dégage et laisser les Hratines, les Soninkés, les Wolofs vivres en paix dans leur pays.
Je suis Maure ou Tchapato ou même Tchaptel du nord. Ce nord associé aux maux de la Mauritanie qui endure serein les invectives de tout bord. Il serait pour moi irresponsable de dire que j’ai pas bénéficier de l’ancien système au contraire je me suis construis avec l’ancien système. Quand la providence tape à la porte qui n’ouvrirait pas ? Nous avons hérité d’un pays depuis l’indépendance où les rapports de force se résumaient à la couleur.
Que serait la Mauritanie si les Halpulaar avaient pris le pouvoir comme le leur suggérait les français ? Un pays où ils seront comme les Maures aujourd’hui. Le repli identitaire est aussi vieux que le monde. Même dans les plus grandes nations démocratiques le candidat a toujours gagné dans sa région, sa ville, son village…
En 1987 lors de leur tentative de prise de pouvoir les Halpulaar avaient un programme ségrégationniste contre toutes les composantes de la Mauritanie. Leur dit programme suggérait de débaptiser la Mauritanie en Wolo, Nouakchott en Dieri et l’Ouguiya en Mboudu !!!!
Je reconnais que les noirs furent victime du système et surtout les Halpulaar mais ils ont largement contribué à leur perte ! Qui sont ceux qui remplissaient les listes des personnes à rapatrier dans les préfectures et les commissariats de polices ? Ce sont de grands notables Halpulaar, des Imams de mosquées Halpulaar, des policiers Halpulaar, des agriculteurs Halpulaar jaloux du voisin, des familles Halpulaar jalouses de telle ou telle famille !
J’en parle car je fus témoin oculaire de cette délation intercommunautaire. Des hommes Halpulaar bien placés dans l’Etat et toujours actifs avaient des réseaux d’indics dans leur propre communauté. Des hommes dont leur enfant sont aujourd’hui en France, aux Etats-Unis, au Canada. Des hommes qui continuent de jouir d’une grande audience dans la communauté qu’ils ont contribué à décimer.
Je souhaite de tout mon cœur que Taya soit juger un jour et que des gens comme moi puissent témoigner. Je jure sur ma vie que les Halpulaar auront d’énormes surprises et seront fixés sur leur communauté. Certains seront étonnés de leur propre père, de leur oncle, de leur frère…
Comment le Maure pouvait t-il savoir que tel est Sénégalais et qu’un tel ne l’ait pas ? Il était renseigné par des sources au sein du village, de la famille. Les policiers ne faisaient qu’exécuter des listes établis par les Halpulaar eux-mêmes !
Dans les années 90 il y eut un accrochage à Sylla un village à 7 Km de Kaédi entre les villageois et les militaires, c’est des Halpulaar qui ont permis les arrestations ! Là aussi je fus témoin car les notes avec les noms des dénonciateurs atterrirent à mon bureau.
Quand l’heure de la vérité sonne il est très important de passer en revue tous les maux de la société. Depuis toujours on règle les problèmes superficiellement en Mauritanie. Pour qu’une nation avance il faut un effort d’introspection comme le suggérait Auguste Comte pour aller aux fonds des problèmes comme le laissa entendre son adepte Henri Bergson.
Je demande juste à mon frère Halpulaar un peu d’objectivités dans son défoulement contre le Maure. Nous nous sommes trop tapés dessus et je laisse le monde entier juger par lui-même. Ce combat mortel où le Maure ne veut perdre et où le Halpulaar refuse de perdre c’est toujours avérer fatal pour le Halpulaar. Je suis perplexe en découvrant que le plus grand nombre de refugiés politiques mauritaniens sont des Halpulaar.
Il est tant que nous fermions ce chapitre en sortant de cette logique d’invectives. J’aimerai tellement avoir l’occasion d’exprimer au Halpulaar mon amour et de pouvoir dormir à ses coté sans me demander si je me réveillerai où pas !
J’avoue qu’il ne me donne pas l’occasion. Comprenez-moi cette situation, me désole. On n’est plus à l’époque de Ali Gueladio, Samba Gueladio ou de Demba Latchiri ni de Sidi ould Moulaye Zein ou de Ould Mseyk mais à celui de Diplômes en Droits, Economies, Médecines, Sciences, Mathématiques et c’est de ca que la Mauritanie à besoin. Pas de la légende guerrière et fictive de nos faux héros !
Le frère Wolof parlait d’une compétition où le Maure et le Halpulaar joue la finale. Je lui en tiens pas rigueur, je comprends qu’il soit exaspéré comme tout mauritanien de cette situation qui n’en finie jamais. Il n’y’a aucune finale en Mauritanie il y’a juste une société qui veut se reconstruire et transcendée les tragédies. Une société qui manque de volonté. Le Halpularr veut que le Maure perde tout. C’est impossible et inacceptable. J’appelle mes frères Halpulaar à éviter l’extrémisme et quitter leur passion vengeresse. L’extrémisme ne mène à rien : Rwanda, Côte-D’ivoire, Congo, Soudan.
A la différence de Descartes qui suggérait de prendre un gant pour tester sa sensibilité, je ne prendrai pas de gants pour reconnaitre que l’esclavage existe dans ma communauté. Je fus surpris par la teneur du Carnet de route du Hartani qui attaque une fois de plus le Maure. Le frère Hartani laisse entendre que le Maure est la source de tous ses maux.
L’esclavage existe toujours en Mauritanie et c’est un phénomène aussi vieux que notre société. Mais il faut que celui-ci sache que l’éradication de ce phénomène exige un effort mutuel. Il disait que les Maures doivent revoir leur carnet, je pense qu’il doit lui aussi faire pareil. Si le Maure est disposé à laisser ses esclaves il faut que ceux-ci soient aussi disposer à se séparer de leur maître.
Le Hartani sait de quoi je parle. Toutes les tentatives entreprises pour mettre fin à la servitude des esclaves se sont échouées car les concernés ne voulaient pas entamer une vie incertaines pour eux. On me dira que l’Etat ne fait rien pour les aider. Ca c’est l’affaire de l’Etat. Descendez dans la rue ou manifestez les actions ne manquent pas. L’histoire des Maure et des Harratine dépasse les clivages politiques. Je pense qu’ils sauront toujours se comprendre quelque soit l’influence extérieure.
Pas plus que les autres les Maures ont aussi leur problème et j’accepte même que certains soient responsables du blocage actuel. Par ailleurs m’adressant à ma communauté je suis triste d’entendre certains dire que jamais un Halpulaar ne sera président de la Mauritanie. Il faut dire que par leur action les Halpulaar renforcent la haine contre eux. Ils mènent une politique improductive à leur cause.
Les Maures sont arrivés à un stade où ils se disent que le Halpulaar n’aime personne. Je dis à mes frères Maure comme à mon père, à ma mère, mes frères et sœurs que cette mentalité doit changer. Il est temps désormais pour le Maure juge toute la Mauritanie au même pied d’égalité plutôt de dire que nous préférons un Wolof, Soninké, FVoulani à un KEWRI (Halpulaar ou Toucouleur). On c’est déjà trop investis sur ce genre de discours et voilà là où nous en sommes.
La Mauritanie n’est pas faite que de Maures et de Halpulaar. Il y’a les Fvoulani(Peulh), les Sarakolés, les Haratanis, les Wolofs et même les Bambaras. Ils en on marrent de cette guéguerre qui ne mène nul part. Les Maures doivent sortir de cette logique de vouloir tout pendre et les Halpulaar de vouloir tout avoir. Et puis merde enfin, la Mauritanie vaut plus qu’un Halpulaar ou un Maure.
Espérons en notre démocratie fragile en essayant de s’entendre sur des bases de compromis et de concessions. Que le Halpulaar se disent qu’il ne pourra jamais gagner seul en Mauritanie et qu’il ne pourra jamais continuer ainsi. Cet antagonisme sans limites nourrit les extrêmes et les conséquences sont désastreuses pour la Mauritanie.
Sidi n’est même encore élu et les critiques fusent de tout bord. Pourtant les Maures disent en ce moment même que Sidi est le plus mauvais président qu’ils ont eu ! Il y’a deux forces qui peuvent remettre en cause la démocratie en Mauritanie les Harratines et les Maures par la force.
Les uns parce qu’ils sont plus nombreux dans l’armée et même dans le pays et les autres parce qu’ils tiennent le commandement. Il serait dommage qu’à la suite des blocages que nous occasionnons un Maure fou ou un Hartani exaspérer passe à l’acte. Le Maure ouvre sa porte à toutes les bonnes volontés pourvu qu’elles viennent de la Mauritanie et pas du vigile à Auchan en France ou du Pizzaïolo du Bronx à New-York la Mauritanie vaut plus que ca.
Le Maure n’est pas le monstre qu’on veut décrire. C’est une personne avec ses sensibilités, une personne digne qui peut s’avérer terrible quand cela est nécessaire. Aujourd’hui nous avons ouvert la porte instaurer la démocratie sans que rien ne nous y oblige.
On aurait pu faire comme Idriss Deby, comme les pays arabes, comme Blaise Comparoé, comme Eyadema, comme Bongo hypothéqués la démocratie et personne n’y pourra rien ! Si certains comptent sur l’aide extérieure pour les aidés on sait comment marche les gouvernements dits de démocraties occidentales. Ils vont accorder encore et encore des papiers de refugiés politiques pour enrichir leur main-d’œuvre.
Je supplie mes frères Halpulaar de ne pas profiter de la misère de leur communauté. De leur pauvres parents qui souffrent dans le Fouta et qui ne demandent qu’à être tranquille. La paix est toute proche.
Info site Cridem

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1. Le lundi 14 décembre 2009 à 20:41, par mohamed
2. Le vendredi 18 mai 2007 à 20:57, par G.pullo
3. Le vendredi 18 mai 2007 à 19:22, par balla