De l'influence d'un Américain sur les vins français
[Madamefigaro.fr] «Attention vin méchant !» C'est le panneau que Neal Rosenthal a proposé un jour d'afficher sur la porte d'une cave en Bourgogne. Gérard Prudhon, le vigneron de Saint-Aubin en rit encore. Il travaille depuis vingt-cinq ans avec son importateur, un ancien avocat devenu caviste, puis importateur, un peu par hasard. «La première fois que Neal a goûté mon chassagne-montrachet «Les Chambres», ce rouge était si sauvage qu'on avait imaginé fermer la porte de la cave pour que la «bête» ne s'échappe pas ! Pourtant, il a aimé et en a commandé trois pièces (c'est-à-dire 900 bouteilles).» Aujourd'hui, l'animal est domestiqué, mais les vins de Chassagne sont toujours rustiques. L'importateur américain s'en félicite, lui qui n'achète que des vins de terroir et encourage les vignerons à les travailler tel quel. «Vos rouges sont plus faciles à vendre que vos blancs», avoue-t-il toutefois à son fournisseur. Du coup, le domaine Prudhon (qui exporte 80% de ses vins) a bien pris garde de ne pas suivre la tendance actuelle du village de Saint-Aubin, qui arrache ses vignes de pinot noir pour planter du chardonnay.
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9/11/05 :: Actus du vin :: aucun commentaire